Bilan des tempêtes de l'hiver 2014 : étude des surcôtes
Les hauteurs remarquables observées sur le littoral ne sont pas toujours liées à des pics de surcote importants (XAVER) ou à la concomitance des maxima de surcote avec l’instant de pleine mer (GODEHART), mais systématiquement au contexte de marée de vive-eau qui permet même à de faibles surélévations de la mer provoquées par le passage des dépressions de produire des hauteurs remarquables (dépression du 1-2 février). Parmi les sept évènements, XAVER se distingue largement des autres par le caractère très exceptionnel des hauteurs observées sur le littoral Nord-Pas de Calais (jamais mesurées jusque là, et de période de retour estimée supérieure à 100 ans). L’analogie directe avec la tempête XYNTHIA n’a été faite pour aucun évènement de cet automne-hiver, les évènements ayant des caractéristiques radicalement différentes de XYNTHIA (tempête violente très localisée), et les hauteurs observées sur le littoral charentais et vendéen ayant été bien inférieures à celles atteintes pendant l’évènement de février 2010.

- la houle générée lors de ces dépressions successives a été très forte, et les observations marégraphiques ne prennent pas en compte la surcote liée au déferlement des vagues. Les observatoires se situent dans des ports, à des emplacements souvent abrités, et la mesure se fait dans un puits/tube de tranquillisation qui filtre les effets de clapot et de houle. Les dégâts à la côte peuvent être provoqués par d’autres processus que la submersion par débordement, où la houle a un rôle très important : submersion par franchissements discontinus (« paquets de mer »), submersion par rupture du système de protection (action mécanique des vagues), …