France Télévisions se tourne vers un prestataire météo privé


Le 15 juin 1978, pour la première fois, les prévisions ont été présentées par un jeune journaliste à la fin du journal de Patrick Poivre d'Arvor sur Antenne 2 : Laurent Broomead. A partir de 1981, Alain Gillot-Pétré lui succédera avec talent et contribuera grandement à moderniser et à vulgariser les bulletins. Toutes les chaînes historiques suivirent le mouvement et TF1 proposa même une émission quotidienne entièrement consacrée à la météo : Météo Première.



Même si elle n'assurait plus la présentation, la Météorologie Nationale, devenue "Météo-France", est restée l'unique prestataire des grandes chaînes nationales historiques jusqu'en 2013. Il faut dire qu'en France comme en Europe, les instituts météorologiques nationaux bénéficiaient d'une situation de monopole jusqu'en 1987, année à partir de laquelle s'est développée la première entreprise privée aux Pays-Bas (Meteo-consult, devenu Meteogroup) et en France (société du même nom mais n'ayant rien à voir avec la précédente). Dans les années 90, la météorologie privée s'est exportée dans d'autres pays (en Allemagne, Belgique, Suisse et au Royaume-Uni), ces entreprises gagnant notamment des parts de marché substantielles dans le domaine de la météo marine. Notez également que Chaîne météo émet sur le câble et le satellite depuis le 21 juin 1995.
Les années 2000 ont amplifié le mouvement et de grands groupes ont progressivement ouvert des bureaux en France ces dernières années, gagnant de nouveaux marchés en presse écrite. C'est auprès de ces derniers que France-Télévisions, contraint de faire des économies, recueillera ses informations météo à partir du 1er janvier 2014. Seuls les bulletins météo régionaux et d'Outre-Mer seront encore établis à partir des informations de Météo-France. Une page se tourne pour les grands médias.