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Bilan météo et climatique de juin 2021 : très instable, mais finalement assez chaud

Comme à chaque début de mois, nous vous proposons un bilan climatologique du mois écoulé. Place donc au bilan cartographié du mois de JUIN 2021 en termes de température, pluviométrie et ensoleillement sur un panel de 73 stations*.

 

 

Malgré l'instabilité récurrente, le mois de juin s'est montré plus chaud que la normale sur la France. Sur la totalité du mois, seuls 7 jours ont présenté des températures inférieures aux normales de saison, notamment à partir du 22. Le reste de la période fut marqué par une chaleur estivale précoce, parfois très marquée à la mi-juin. 

 

Graphique : Infoclimat

 

 

Malgré une impression générale de mois de juin plus frais que la normale en raison d'une instabilité très récurrente et parfois violente, l'anomalie thermique par rapport à la moyenne 1981-2010 atteint +2.0°C, ce qui place juin 2021 en 5ème position des mois de juin les plus chauds depuis 1950, devant juin 2019 qui avait pourtant connu une canicule exceptionnelle.

 

Graphique : Météo-France

 

 

Ainsi, toutes les villes de notre panel ont dépassé leurs moyennes 1981/2010 respectives avec un maximum de +3.2°C à Strasbourg. La chaleur fut plus marquée sur l'Est et le Sud du pays (+2.4°C à Lille, +2.5°C à Marseille ou encore +2.6°C à Lyon) mais plus relative sur le Nord-Ouest et notamment la Bretagne où l'influence océanique fut plus marquée avec de ce fait des anomalies positives plus relatives (+0.6°C à brest ou +0.4°C à Rennes).

 

Le bassin parisien fut également bien concerné par cette chaleur avec une anomalie de +2.2°C à Paris et +2.6°C à Melun, la fin de mois fut néanmoins plus fraîche sur ces secteurs, notamment en raison de pluies et orages récurrents.

 

 

 

 

 

 

 

Si le mois de mai s'était déjà montré humide, juin 2021 s'est avéré particulièrement perturbé en raison d'une instabilité orageuse très récurrente et parfois violente. Après la vague de chaleur de la mi-juin, les orages se sont montrés particulièrement fréquents et récurrents sur une large partie du pays. Plusieurs dégradations orageuses virulentes se sont ainsi succédées jusqu'à la fin du mois, notamment entre le 16 et le 21 avec un maximum d'intensité entre le 18 et le 20 juin

 

Ainsi, sous ces précipitations orageuses très fréquentes et parfois importantes, les cumuls ont été excédentaires sur une très large partie du pays notamment sur l'Ouest, le Nord et l'Est du pays. 

 

Carte : Météo-France

 

 

Outre les précipitations excédentaires, ce mois de juin 2021 fut le plus orageux depuis le début des années 2000 sur le territoire avec près de 170 000 impacts détectés, soit la moitié du total de l'année 2020. 

 

Carte : Meteorage

 


Sous un flux de Sud-Ouest persistant, les régions allant de l'Aquitaine à l'Allemagne en passant par le Centre et le Massif-Central furent les plus touchées et seuls les abords de la Bretagne et les littoraux de la région PACA et de la Corse sont sensiblement restés à l'écart de cette instabilité. 

 

Sur notre panel de station, la pluviométrie se trouve être en excédent de +56% à l’échelle nationale. Les régions du Nord et du Sud-Ouest furent les plus concernées, notamment entre les pays de la Loire et le Cotentin avec un excédent de +208% à Cherbourg, +186% à Rennes ou encore +241% à Tours. Notons également +145% ) Strasbourd, +126% à Paris ou encore +188% à Cognac. De nombreux records de précipitations mensuels ont d'ailleurs été battus comme à Rennes, Tours ou encore Gonneville.

 

A l'inverse, une partie Est et notamment le Sud-Est du pays sont restés globalement à l'écart des pluies et des orages en raison d'un flux défavorable pour ces secteurs. Le déficit atteint en effet -50% à Lyon,-83% à Nîmes et jusqu'à -93% à Nice et Bastia. Ce sont donc les zones littorales de la région PACA et de la Corse qui ont reçu le moins de précipitations durant ce mois, l'arrière-pays fut néanmois touché par des orages et des précipitations parfois fortes, notamment durant la première quinzaine. 

 

 

 

Sur les postes de notre panel, plus de la moitié ont recueilli au-delà de 100mm de précipitations, ce qui reste peu fréquent en cette période. Plusieurs postes ont même franchi la barre des 50mm comme à Tours (157mm), Clermont-Ferrand (168.4mm) ou encore Strasbourg (175,3mm). La plupart de ces cumuls ont été relevés sous orage et établissent parfois des records pour un mois de juin comme les 133.7mm de Rennes ou les 157.3mm de Tours. 

 

Néanmoins, les cumuls sont restés dérisoires près de la Méditerranée avec seulement 2.4mm à Nice, 2.8mm à Bastia ou 5.6mm à Marignane. 

 

 

 

 

 

 

Si les précipitations ont été excédentaires sur une large partie de la France, l'ensoleillement est finalement resté pile dans la moyenne avec un bilan national de +/-0%. Celui-ci fut globalement aléatoirement réparti sur le territoire, plus franc entre le Centre et le Nord-Est du pays, paradoxalement aux cumuls de précipitations observés, plus timide sur la Bretagne et près des côtes de la Manche en raison de perturbations océaniques successives. 

 

Ainsi, on retrouve un déficit de -19% à Brest, -12% au Touquet, -13% à Rennes ou encore -9% à Biarritz et -11% à Tarbes, sur le reste du pays, l'ensoleillement le plus excédentaire est observé à Bourges avec +11% malgré les cumuls importants observés sur cette zone. L'instabilité explique ce paradoxe avec des orages parfois très pluvieux et violents mais restant localisés selon les jour ou entrecoupés de larges périodes ensoleillées. 

 

Près de la Méditerranée, si la pluie a été quasiment absente le soleil ne s'est pas montré très excédentaire pour autant, on relève en effet un petit excédent de +2% à Nice, +8% à Ajaccio mais au contraire un déficit -1% à Montpellier et -2% à Perpignan. 

 

 

En termes de durée d'insolation, le déficit sur la Bretagne et les côtes de la Manche se traduit par un cumul ne dépassant que localement les 200h de soleil, proche de 150h sur la pointe bretonne. Même constat près des Pyrénées avec moins de 200h à Biarritz (184,97h), Tarbes (176,83h) et Saint-Girons (185,77h). Ces régions ont en effet souvent retrouvé une nébulosité importante, soit par influence de perturbations ondulant près des Îles Britanniques, soit en raison d'orages récurrents et d'une humidité persistant en basses couches près des Pyrénées. 

 

C'est donc entre la vallée du Rhône, la région PACA et la Méditerranée que le soleil a le plus brillé durant ce mois de juin avec jusqu'à 349,62h d'ensoleillement à Marignane et un maximum de 350,97h à Ajaccio, ce qui reste très proche des normales sur ces secteurs

 

 

Récapitulatif : 

 

 

 

PANEL DE 73 STATIONS

Température – pluviométrie – ensoleillement :
Agen, Ajaccio, Albi, Alençon, Angers, Aurillac, Bastia, Beauvais, Bergerac, Besançon, Biarritz, Bordeaux, Bourg-Saint-Maurice, Bourges, Brest, Brive, Caen, Calais, Carcassonne, Charleville-Mézières, Chartres, Château-Arnoux-Saint-Auban, Châteauroux, Clermont-Ferrand, Cognac, Colmar, Dijon, Embrun, La-Roche-sur-Yon, Langres, Le Mans, Le-Puy-en-Velay, Le Touquet, Limoges, Lorient, Luxeuil, Lyon-Bron, Mâcon, Marseille-Marignane, Melun, Millau, Mont-de-Marsan, Montélimar, Montpellier, Nancy-Essey, Nantes, Nevers, Nice, Nîmes-Courbessac, Niort, Orléans, Paris-Montsouris, Perpignan, Poitiers, Rennes, Saint-Brieuc, Saint-Etienne, Saint-Dizier, Saint-Geoirs (Grenoble), Saint-Girons, Saint-Quentin, Strasbourg, Tarbes, Toulouse-Blagnac, Tours, Troyes.

 

Température – pluviométrie (absence de données d’ensoleillement) :
Abbeville, Cherbourg, Hyères, Lille,  Metz, Romorantin, Rouen.

 

 

Photo de Guillaume SECHETHistory of the Weather Site Paris

Ce site a été créé par Guillaume Séchet, météorologiste et présentateur météo à BFMTV, ancien météorologiste à MeteoNews et ex-présentateur et météorologiste à La Chaîne Météo

 

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